A PROPOS DE VONDELMOLEN

Passion pour le pain d'épices depuis plus de 150 ans

Où et quand le pain d’épices a réellement pris son origine reste un mystère, mais nous savons avec certitude que les Égyptiens, les Grecs anciens et les Romains en ont mangé leur version. Le pain d’épices fait partie de notre alimentation depuis des milliers d’années.

Nous retrouvons les premières traces connues du pain d’épices dans l’ancienne Egypte, époque où il s’agissait d’un gâteau à base de céréales, épices et miel.

Pour les grecs, le gâteau au miel était tellement précieux qu’il était offert en offrande annuellement aux Dieux, afin d’être dans leurs bonnes grâces.

Les romains ont également adopté le gâteau sucré en adaptant la recette avec du poivre et des fruits secs. Par la suite, le gâteau sucré disparut temporairement de la cuisine européenne et réapparut sur les tables dans les monastères médiévaux.

Le délicieux gâteau, brièvement disparu de l’alimentation au cours du Moyen âge, fut découvert à nouveau par les européens lors des croisades vers Jerusalem. De retour en Europe, ce sont les moines qui ont commencé à confectionner le gâteau. En effet, les monastères avaient de ruches d’abeilles et transformaient les céréales. Grâce aux nouvelles épices issues de l’Est, les moines détenaient tous les ingrédients pour réaliser la pâtisserie.

Un des nouveaux ingrédients – le plus précieux – était le poivre. L’ajout d’épices spécifiques, confèra au gâteau le nom actuel de pain d’épices.

Le poivre rendait le gâteau spécial et largement recherché, communément offert au sein de la noblesse.

Sous le reigne du puissant empereur mongole Genghis Khan vers le début du 13ième siècle, dont le royaume s’étendait du Danube jusqu’en Chine, figurait parmi la ration alimentaire des soldats un gâteau riche, au miel et aux épices. Dans la Chine antique, il fut appelé Mi-kong. Ce mets au miel procurait l’énergie nécessaires aux soldats lors de leurs longs voyages de guerre.

A partir du 13ième siècle, le pain d’épices est devenu un délice très recherché en Flandre. La préparation du gâteau devint alors un art artisanal dans différentes villes flamandes. Gand était particulièrement réputé pour son pain d’épices réalisé à base de zestes d’oranges confits et d’amandes. A partir de Gand se développa le commerce de pain d’épices vers l’Angleterre, où l’on ne connaissait que le “gingerbread” au sirop de sucre candi.

Des coopératives apparurent ayant eu l’autorisation de produire du pain d’épices suivant une recette bien précise et normée. A Anvers, le métier de pâtissier de pain d’épices fut créé officiellement. A travers tout le pays, apparurent des coutumes consistant à offrir du pain d’épices aux diplômés, à ses convives à l’occasion d’un apéritif ou de la fête de Pâques,pour les chrétiens. Ainsi, notre pain d’épices ne peut plus être effacé de la culture flamande.

Au-delà de la Flandre, le pain d’épices devint également populaire dans les autres pays européens. Ainsi, Philippe le Bon, après un séjour en Belgique, aurait ramené son pain d’épices en France afin de l’y faire produire et d’en profiter encore. Le délice y devint tellement populaire qu’au 16ième siècle, une foire lui fut consacrée, la Foire du pain d’épices. Egalement à Reims et Dijon (où le gâteau fut découvert par hasard en remplaçant le beurre par du miel dans la recette) furent créés d’importants centres de production.

Le pain d’épices fit son apparition aux Pays- Bas à Utrecht au début du 16ième siècle. Ensuite, la pâtisserie fut produite essentiellement au nord de la Hollande. Aujourd’hui encore, le pain d’épices y est très populaire au petit-déjeuner. Initialement, le pain d’épices était distribué aux chrétiens  à la sortie de l’église mais ensuite apparurent des traditions pendant lesquelles les jeunes hommes devaient  couper une galette en seulement 3 coups de hache. Cette pratique s’appelle littéralement “hacher le biscuit”, et apparut également plus tard en Belgique

Oude vrachtwagen Vondelmolen

Jusqu’à la Seconde guerre mondiale, la Flandre comptait environ 140 fabriques artisanales  de pain d’épice. Cependant, étant donné l’intensité du processus de fabrication, la production se concentra davantage dans des grandes villes telles que Gand, Saint-Nicolas et Maline en Flandre et Verviers et Dinant en Wallonie.

Tous les producteurs n‘ont pas su faire face à la concentration dans le secteur de la grande distribution, occasionnant une importante augmnentation d’échelle au niveau des commandes et  exigeant une importante capacité de production. A l’heure actuelle, il reste en Flandre deux fabricants de pain d’épices. Vondelmolen est le plus grand des deux et le seul jouissant du label de produit régional belge.

Notre mission est de maintenir la  tradition séculaire de confection de pain d’épices suivant des procédés modernes et de rester sur le marché.

Grâce à Vondelmolen nous pouvons continuer à savourer notre pain d’épices, tellement délicieux et riche.